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- FAUSSE COMMUNE roman d'Alain Bellet
- Collection
Polarchives dirigée par Gérard
Streiff
- ÉDITIONS LE
PASSAGE -
DIFFUSION SEUIL
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- Barricade du
18 mars 1871, Place Blanche, Peinture de J.B.
Arnaud-Durbec
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Une fois de plus, on assassine dans
Paris, mais quel point commun pouvaient avoir une vieille libraire de
la Butte-aux-Cailles au patronyme à particule, un fringant
médecin de Montmartre abonné à la Jet Set et un
militant écologiste, élu à la Mairie de Paris,
retrouvé sans vie dans les allées du cimetière
du Père-Lachaise ?
- Et si l'histoire de la ville
permettait de comprendre et d'élucider ces meurtres ?
Chloé Bourgeade et Antoine Cavaignac abandonnent leurs
chères études pour tenter de comprendre au nom de
quel événement des gens perdent leur vie dans une
capitale devenue largement amnésique.
- Leurs pas vont alors croiser ceux
de Michel Ravelle, un romancier nostalgique plongé en
permanence au coeur du XIX° siècle avec les
Quarante-huitards, les Communards et tous les chantres
passés d'un monde meilleur pendus à ses basques !
- De son côté, la
Brigade criminelle enquête elle aussi, et Serge Duval,
bourlinguant entre la mort ordinaire et les divans analytiques n'a
guère le temps de s'interroger sur ses aïeux !
- Loin d'un présent trop
simpliste, Paris se conjugue alors au passé
compliqué de son histoire intime et l'ombre entrevue des
criminels d'aujourd'hui brise la sérénité
d'un vieil ouvrier communiste devenu SDF par la magie des plans
sociaux à répétition. Et si Bonappe
connaît l'identité de l'un des meurtriers, il
aimerait surtout connaître ses motivations !
-
- Mais qui se souvient de la
Commune de Paris, de nos jours ? Qui sait encore que la grande
ville a tenté d'inventer un monde plus juste au nez de
l'armée prussienne campant sous les fortifications ?
- Qui se souvient que la ville a
connu une semaine de violents combats, quartier par quartier,
mille bombardements depuis Ivry ou le Mont-Valérien, la
faisant alors ressembler à Sarajevo ou Bagdad ?
- Des centaines de pelotons
d'exécutions sommaires se succèdent en mai 1871,
lorsqu'Adolphe Thiers envoie l'armée française,
libérée tout exprès des camps de prisonniers
de Bismarck, pour nettoyer Paris la rebelle, déporter en
Nouvelle-Calédonie des centaines d'hommes et de femmes,
dont Louise Michel, et faire assassiner en quelques jours plus de
soixante mille habitants de la Capitale qui faisait
sécession avec la France des bourgeois et des
Ruraux.
- Mémoires enfouies et
règlements de comptes s'entremêlent le temps d'une
intrigue, le temps d'une passion, d'une redécouverte,
peut-être.
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- Critique MAUVAIS
GENRES
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- Les deux SDF, Bonappe et
Mohamed, qui ont assisté au meurtre d'une vieille libraire
de la Butte aux Cailles ne sont pas d'accord : l'un refuse de
témoigner, l'autre veut se rendre chez les flics. Bonappe
n'a pas envie de mettre le doigt dans l'engrenage car il a reconnu
l'un des deux agresseurs.
- Pourtant madame de
Vivanne était très appréciée, tant de
ses clients que des SDF du quartier auxquels elle donnait toujours
une pièce. Puis c'est le cadavre d'un médecin qui
est découvert sur les marches de la butte Montmartre.
Quelque temps plus tard un élu écologiste.
Chloé Bourgeade qui doit écrire pour la revue
Prométhée un papier sur Michel Ravelle, chantre
désabusé de Paris, étudie
parallèlement des archives pétainistes
prêtées par son ami Antoine. Un document est
glissé parmi les feuillets, qui a trait au camp de Satory
où furent fusillés des chefs de la Commune en 1871.
- C'est ainsi que le
présent et le passé vont se télescoper, le
Paris d'aujourd'hui et la Commune d'hier.
- Cette fois le rôle
dévolu à Chloé et Antoine est
minimisé, et ils se partagent la vedette avec Bonappe, le
SDF, et le policier Serge Duval.
- Jouant sur les
coïncidences, Alain Bellet nous livre un bon roman qui
démolit dans notre estime certains personnages de la
Troisième République et nous inspire une forme de
respect envers des chefs Communards trop souvent
vilipendés.
- L'intrigue se dilue dans
le propos historique, mais nous ne nous en plaindrons, car il est
juste parfois de remettre les pendules à l'heure ! Et si
vous êtes en manque de balades parisiennes, pourquoi ne pas
vous rendre au Père-Lachaise, la nuit tombée
?
Paul
Maugendre, 28 novembre 03
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